DÉBOURRAGE
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Ce que j’entends par débourrage,
c’est faire en sorte que le cheval accepte d’être
pansé, attaché, sellé puis d’avoir
un cavalier sur le dos dans le calme, la décontraction
et la confiance. C’est aussi que le cheval aille au pas,
au trot, au galop, à gauche, à droite, s’arrête.
Tout le reste est de l’ordre du dressage. |
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Une personne
extérieur au monde du cheval m’a dit cette phrase
qui m’avait interpellée : «
Débourrer le cheval c’est en quelque sorte le sécuriser
? ». |
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La plupart du temps nous ne pensons pas au cheval quand nous voulons
le débourrer mais à sa future vie de cheval monté.
C’est le début de sa «
vie humaine » alors que nous prétendons pratiquer
une équitation naturelle : mais il faut arrêter de
nous mentir et d’utiliser des mots qui légitiment une
véritable agression. Ce qui est véritablement naturel,
c’est de laisser son cheval en liberté sans jamais
le monter. C’est pourquoi la désormais célèbre
phrase « penser cheval »
est non avenue car un cheval ne pense pas, il EST
dans le moment présent et c’est tout. Au
lieu de penser cheval, ne pensez pas du tout : soyez animal.
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Par ailleurs
il ne faut pas confondre éthologie et équitation
western; tous les éthologues équins ne pratiquent
pas l’équitation western et peu de cavaliers western
sont éthologues.
Les cavaliers western pour certains utilisent les théories
de l’éthologie
qui est l’étude du comportement de l’animal
dans son environnement naturel.
Nous parlons donc là de connaître le « langage
»du cheval pour mieux nous faire comprendre de lui et
c’est ce que nous voulons :
que le cheval nous comprenne à travers son langage ,
ce qui peut se résumer à ‘dominer’
ou ‘être dominé’. |
Je dois donc m’adapter au cheval pour ce qui est du langage,
mais lui doit s’adapter à mes demandes pour y obéir
de la façon la plus évidente
et spontanée qui soit. Il m’incombe d’être
extrêmement clair et précis dans toutes mes demandes
pour que ce soit limpide pour mon cheval -ainsi c’est à
moi de connaître l’anatomie équine et la mécanique
physique pour mettre mon cheval dans des situations où il
ne pourra pas lutter contre moi avec ses cinq cents kilos (comme
les arts martiaux ou l’on utilise la force de l’autre
sans qu’il puisse lutter) car
la lutte, nous ne devons jamais l’utiliser au risque de nous
éloigner de notre cheval.
Nous devons donc user d’un langage
commun et faire en sorte d’être dominant
vis à vis de notre cheval : il ne peut en être autrement
si vous voulez une relation véritable avec lui. Vous ne devez
pas être gentil ou méchant, mais être
juste et vous verrez que votre cheval trouvera sa place et
vous aussi. Alors régnera l’harmonie que nous recherchons
tous avec notre cheval.
Je dis toujours aux propriétaires qui m’envoient leurs
poulains qu’il est une chose que je promets, c’est
que je ne promets rien, car vous aurez compris que chaque
cheval est particulier et qu’étant dans le moment présent
avec lui, je ne peux supputer un résultat dont j’ignore
tout.
Je ne peux promettre, car je fais en fonction du cheval que je reçois
et de son rythme à apprendre. Le but c’est qu’il
me fasse confiance et qu’il sache que je ne lui ferai aucun
mal et lorsqu’il aura compris cela, nous ferons des tas de
choses ensemble : lui mettre une selle
sur le dos sera un jeu d’enfant.
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